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Actus Picardie, informations par le Conseil régional

Démarches participatives et animation territoriale

Qu'est-on en droit d'attendre de la mobilisation des acteurs et de la prise en compte de leur "expertise" (expertise citoyenne, d'usagers, d'acteurs, etc.) ? Quels effets leviers, impacts sur le développement des territoires (urbain, économique, social, culturel, etc.), sur la bonne gestion des équipements, sur le fonctionnement des services, etc. ? Quel est le rôle et la place des élus et des techniciens ? Quels effets ce type de démarche génère-t-elle ? Ces effets sont-ils mesurables ?

Les contextes sont très différents entre le Bénin, Madagascar et la France. Les démarches de coopération sont donc source de questionnement pour les collectivités qui les tentent, les initient ou les expérimentent et ce, quels que soient leur pays ou leur échelle d'intervention.

Les documents présentés ici reprennent un travail approfondi d'analyse des nombreuses expériences conduites par les partenaires béninois et malgaches de coopération décentralisée de la Région dans ce domaine.

Ils ont été enrichis par des travaux de recherche et ont donné lieu à plusieurs ateliers de partage et de réflexion avec les partenaires béninois et malgaches, auxquels se sont adjointes des collectivités françaises et nigériennes.

Présentation de la démarche et du sujet (Intro + volet 1)
Volet n°2 - Approche conceptuelle de l'animation territoriale
Volet n°3 - Th.1-Le dialogue
Volet n°3 - Th.2-Se préparer au dialogue
Volet n°3 - Th.3-Du discours à l'action
Volet n°3 - Th.4-Appui technique et portage politique
Volet n°3 - Th.5-Territoires et articulations
Volet n°3 - Fiches d'expériences
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Rentrée 2017 : évolution de l'offre de formation initiale

En 2017, les formations initiales en apprentissage et sous statut scolaire (public, privé) évoluent dans la région Hauts-de-France. Un premier recensement des informations auprès des établissements et des Centres de formation des apprentis (CFA) de l'académie d'Amiens doit être réalisé.

L'évolution de l'offre de formation initiale s'appuie sur une réflexion stratégique, menée conjointement par les rectorats de Lille et d'Amiens, la Région Hauts-de-France, la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) et la Direction régionale de la Jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS).

L'élaboration de la carte des formations doit s'opérer au plus près du terrain et résulter d'une réflexion de l'ensemble des acteurs de chaque territoire. L'objectif : mettre en place un appareil de formation efficace, qui répond au mieux aux besoins actuels du monde du travail adaptable et à ses évolutions.

Les établissements et Centres de formation d'apprentis sont donc invités à formuler leurs intentions d'évolution de leur offre de formation initiale pour la rentrée 2017. A l'issue de ce recensement, une instruction commune sera menée par les différents services de la Région, du Rectorat et de la Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt. Une liste des pré-projets retenus sera ensuite communiquée à l'ensemble des établissements de la Région Hauts-de-France.

Un calendrier à respecter

La campagne portant sur les projets d'évolution de l'offre de formation de la rentrée 2017 se déroulera en deux phases :

  • une première phase durant laquelle les établissements formulent leurs intentions d'évolution de l'offre de formation en cohérence avec la note d'orientation stratégique
  • une seconde phase durant laquelle les établissements porteurs des projets pré-sélectionnés présentent des dossiers complets qui sont instruits de manière approfondie

Formulez vos intentions d'évolution en ligne

Si vous êtes un établissement public et privé de l'académie d'Amiens dépendant du Ministère de l'Éducation nationale, cliquez ici.

Si vous êtes un autre établissement (CFA, DRJSCS, Établissement dépendant du Ministère de l'Agriculture) de l'Aisne, de l'Oise ou de la Somme, cliquez ici.

Le nouveau site web de la Région Hauts-de-France

Suivez désormais toute l'actualité de la nouvelle Région Hauts-de-France / Nord Pas de Calais - Picardie sur le site www.nordpasdecalaispicardie.fr

La Région soutient les éleveurs et producteurs de lait

Le prix du lait pour les producteurs a baissé de 12 % depuis le printemps dernier. Pour l'élevage, la production de porc a subi une baisse de 11 % en quinze ans. Face aux difficultés des acteurs
de la filière, au sein d'un territoire majeur de l'agriculture française, la Région Nord Pas de Calais - Picardie a décidé d'agir.

Le Conseil régional a voté un plan d'urgence concret de 4 millions d'euros pour aider les éleveurs et producteurs de lait à faire face à la crise.

Celui-ci comprend :

  • Un fonds d'allègement de charges d'1,7 million d'euros pour aider au remboursement des intérêts d'emprunt (jusqu'à 4 000 euros par exploitation).
  • Un fonds de garantie de 2 millions d'euros pour la restructuration des prêts, qui permettra d'alléger les remboursements qui pèsent sur les éleveurs.
  • Le financement d'audits conseils d'exploitation.
  • L'engagement sur le recours à la production régionale dans les cantines des lycées est réaffirmé.

Ce plan d'urgence sera coordonné avec le plan national du Gouvernement. Des états-généraux de l'élevage seront organisés et un plan pluriannuel d'actions de soutien et de développement à l'élevage en Nord Pas de Calais - Picardie sera élaboré au cours du 1er semestre 2016.


L'agriculture régionale en quelques chiffres :

  • 27 000 exploitations agricoles dans la région Nord Pas de Calais - Picardie.
  • 14 000 élevages, dont 6 600 en production laitière, 816 élevages avec atelier porc.

La Région soutient le développement économique des entreprises

Pour dynamiser son activité de sellerie haut de gamme, la Région finance le plan de formation de Cuir Auto Shop, située à Villers-Cotterêts. Public visé : 4 salariés et 6 demandeurs d'emploi, qui seront embauchés à l'issue de leur formation.

Cuir Auto Shop est un sous-traitant majeur du secteur automobile. L'entreprise, qui voit son activité se développer de façon conséquente depuis 2014, propose une gamme de sellerie personnalisable et unique pour tous les véhicules : utilitaires, loisirs, camping-cars, caravaning, bateaux, mobile homes, et même les avions privés.

Autres domaines de compétence de la société située à Villers-Cotterêts : la personnalisation de plusieurs types de cuir, la confection de décors d'intérieur ou d'extérieur (banquettes, méridiennes, poufs en mousse?), la réalisation d'une ligne de bagagerie personnalisable assortie aux véhicules...

"Il y a au sein de notre entreprise une multitude de techniques très pointues. L'une d'entre elles demande un tour de main, une maîtrise technique et une précision extrêmes : la couture cuir, explique la dirigeante Diane Deblyck. Pour transmettre mais surtout renouveler cette technique, nous devons immédiatement engager un processus de formation."

"La Région au rendez-vous"

"Ce plan de formation va permettre de faire monter en compétences 4 de nos salariés, mais aussi de former et, à terme, d'embaucher 6 demandeurs d'emploi âgés de 22 ans à 62 ans, continue Diane Deblyck. Soutenues par Pôle emploi, ces personnes seront encadrées par "l'organisme qui s'occupe également de former les salariés de Louis Vuitton, rien que ça...", Formacuir.

"C'est une femme chef d'entreprise qui a de vraies idées de développement économique. Elle a besoin d'une action pour financer, très rapidement, un plan de formation pour embaucher en CDI des demandeurs d'emploi, avance Xavier Bertrand lors de la commission permanente du Conseil régional du Nord Pas de Calais - Picardie, réunie à Amiens le 29 février 2016. La Région se devait d'être au rendez-vous pour conforter cette entreprise, qui envisage même de développer son activité dans la rénovation de véhicules anciens. La démarche de Cuir Auto Shop est tout à fait remarquable et prouve une chose : quel que soit le territoire de la grande région Nord Pas de Calais - Picardie, si les chefs d'entreprise sollicitent la Région pour leur développement économique, la Région répondra présent."


Soutien régional voté à l'unanimité

Pour contribuer à la mise en place de ce projet, la Région versera à Cuir Auto Shop une subvention au titre du plan de formations et de l'aide au recrutement de demandeurs d'emploi de 178 608 ?, sur un coût total d'opération de 326 625,60 ? TTC.

En contrepartie, l'entreprise bénéficiaire devra recruter les 6 demandeurs d'emploi formés en contrat à durée indéterminée à l'issue de l'action de formation.

Nathalie Bizet : "quand on veut on peut"

Avec un palmarès impressionnant, Nathalie Bizet, cavalière déficiente visuelle de naissance, se prépare pour une sixième participation aux Jeux Paralympiques.

"Quand on veut, on peut..." C'est le message que Nathalie Bizet, cavalière déficiente visuelle maintes fois médaillée et Ambassadrice du sport de la Région, souhaite diffuser aux jeunes générations.

A 50 ans, celle qui fut 25 fois championne de France, 2 fois vice-championne du monde et qui a participé à 5 reprises aux Jeux Paralympiques, se prépare en ce moment avec son équipe du club handisport de Beauvais pour les prochains Jeux de Rio.

L'aspect fondamental de la notion de couple

"Sur le papier, j'ai de bonnes chances d'être qualifiée, et c'est vrai que j'aimerais beaucoup être du voyage" dit-elle. Nathalie Bizet serait ainsi détentrice d'un nouveau record : celui de la première Picarde à avoir porté six fois les couleurs de la région au plus prestigieux rendez-vous sportif du monde.

Déficiente visuelle de naissance, c'est à 16 ans que Nathalie rencontre le cheval pour la 1re fois, lors d'un stage de découverte. Immédiatement - "ce fut instantané" dit-elle - la jeune cavalière prend alors conscience de l'aspect fondamental de la notion de "couple" dans l'équitation.

"L'entente avec le cheval est l'élément le plus profond qu'on puisse trouver dans cette discipline. Ça ne s'explique pas? Il peut y avoir des chevaux très doués avec lesquels on ne s'entend pas et d'autres moins techniciens avec lesquels on se trouve en harmonie parfaite? C'est d'ailleurs celui que j'attendais le moins qui est devenu le cheval de ma vie !"

"Je n'ai pas l'impression d'être différente"

Le handicap visuel développerait-il cette communication "irrationnelle" comme la définit elle-même Nathalie ? Elle ne le croit pas : "Tous les cavaliers vivent cela. Et je n'ai pas l'impression d'être différente d'un autre lorsque je monte."

"Au taquet" pour sa préparation, la Beauvaisienne prend aussi très à c?ur son rôle d'Ambassadrice du sport. "C'est une fierté pour moi de représenter ma région, en particulier auprès des plus jeunes qui viennent me voir sur les concours. Je suis née en Picardie, ainsi que toute ma famille, et je n'oublie pas d'où je viens" explique t-elle. "Alors si en plus je peux aller chercher quelques lauriers et les ramener à la maison?"


Les Jeux Paralympiques se dérouleront à Rio de Janeiro du 7 au 18 septembre.

Cassandra Paradis vise toujours plus haut

Cassandra Paradis repart pour un tour ! Après une première expérience, auréolée d'une place de finaliste dans la catégorie "Ébénisterie", la jeune professionnelle goûte à nouveau à "l'enfer" des Olympiades des métiers. Déterminée comme jamais.

N'allez pas demander à Cassandra Paris ce qu'elle pense des Olympiades des métiers... "Ce concours, c'est toute ma vie, s'enthousiasme l'ébéniste. Une fois qu'on y a pris goût, on devient complètement "accro". C'est d'abord une aventure humaine extraordinaire. Et c'est, surtout, un tremplin énorme pour sa future carrière professionnelle."

La jeune femme sait de quoi elle parle. Aux précédentes Olympiades des métiers, elle qui n'était encore qu'apprentie dans les ateliers du lycée des Métiers de l'ameublement, à Saint-Quentin, rêvait déjà d'excellence. Après avoir brillé aux sélections régionales, Cassandra avait vu ses rêves de Brésil s'envoler en finale nationale, à Strasbourg en mars 2015.

Un an plus tard, l'ébéniste se prépare pour cette nouvelle édition des Olympiades. Son CAP en poche, elle exerce désormais son art au service d'une entreprise basée à Wrexham, au Pays de Galles. "Je travaille pour "Silverlining The Art Of Furniture", explique-t-elle. Cette entreprise est le leader européen de la fabrication de mobilier de luxe pour yachts, l'agencement d'appartements privés et l'édition de pièces de design."

Embauchée en CDI, elle garde pourtant toujours dans un coin de sa tête le concours qui l'a révélée aux yeux de son actuel employeur... "Le fait d'avoir été championne régionale, puis d'avoir participé aux sélections nationales, a été un gros avantage sur mon CV lors de mon entretien d'embauche."

Objectif : faire encore mieux qu'en 2015

C'est donc tout naturellement que Cassandra retente sa chance en 2016. Bien que la sélection soit désormais ouverte aux jeunes professionnels de moins de 23 ans de l'ensemble de la nouvelle région Nord Pas de Calais ? Picardie, l'ébéniste veut croire en son futur succès. "Mon compagnon, qui travaille avec moi, est mon coach personnel. Quelques mois avant ma participation, il avait déjà excellé aux Olympiades des métiers : il a remporté le titre de champion de France et atteint la 5e place mondiale."

L'épreuve d'ébénisterie qui attend les concurrents est particulièrement difficile, physiquement et nerveusement. À Strasbourg, en mars 2015, les finalistes avaient 17 heures pour réaliser une console de 80 cm de hauteur pour 1m20 de longueur, avec tiroir à queue d'aronde, un abattant, de nombreux assemblages... Bien entendu, tout devait être réalisé à la perfection : le choix des matériaux, le tracé les pièces, les assemblages, la finition?

Alors, Cassandra s'entraîne sans relâche. Au menu de ses journées, bien remplies : des entraînements le matin avant le travail, le soir, le samedi et le dimanche, ponctués par des séances intensives. Le but : parfaire les gestes, gagner en rapidité et en efficacité pour, le jour J, être à la hauteur de l'évènement.

"Depuis quelques mois, les Olympiades font partie intégrante de notre vie? Nous parlons, nous mangeons, nous dormons Olympiades !, s'amuse Cassandra. Je sais que j'ai beaucoup de monde derrière moi : mon coach, mon chef d'atelier, mon ancien professeur au lycée des Métiers de l'ameublement à Saint-Quentin? J'espère être la meilleure possible pour, si tout va bien, accéder aux prochaines étapes du concours. Et pourquoi pas représenter la France à Abu Dhabi ?"

A l'issue de la sélection régionale "Ébénisterie" organisée les mercredi 16 et jeudi 17 mars 2016, au lycée Le Caron, à Arras, Cassandra a surclassé la concurrence. Rendez-vous à Bordeaux en mars 2017 !


Les Olympiades, un vrai plus dans la formation

Jean-Claude Lallement connaît bien les Olympiades des métiers. Enseignant en ébénisterie d'art au lycée des Métiers de l'ameublement de Saint-Quentin, il est aussi juré au concours national, référent du centre d'excellence français d'ébénisterie. Ancien coach de Cassandra Paradis, il garde toujours un ?il avisé sur son ancienne élève et donne quelques précieux conseils.

"La participation à un tel concours exige une qualité de travail irréprochable et un très haut degré de maturité. Pour réussir, le candidat doit travailler dur et maîtriser trois registres fondamentaux : la technique, le physique et le mental. Autant dire qu'à l'issue de sa préparation, il ou elle sera prêt pour la vie professionnelle."

700 nouveaux emplois chez OVH d'ici 2020

Le 15 février, OVH a inauguré le premier bâtiment de son nouveau campus en présence de Xavier Bertrand, président de Région, Damien Castelain, président de la Métropole européenne de Lille et d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique. Le campus de l'entreprise accueille déjà près de 200 employés et permettra à terme le recrutement de 700 nouveaux collaborateurs.

Spécialisée dans l'hébergement de données informatiques, l'entreprise familiale fondée en 1999 à Roubaix par Octave Klaba n'en finit plus de se développer. Après avoir investi en 15 ans près de 700 millions d'euros, OVH (pour On Vous Héberge) compte engager encore plus dans les 5 ans à venir.

"Tout ce qu'on gagne, on le réinvestit, explique Henri Klaba, son président. Chez nous, il n'y a pas de dividendes, nous faisons face à une concurrence mondiale, et pour prendre la tête, il faut prendre des risques !"

Une réussite régionale

Pour Xavier Bertrand, l'histoire d'OVH est intimement liée à celle de la région. Une famille de mineurs, une entreprise installée sur une ancienne friche industrielle qui est aujourd'hui leader européen dans son domaine : "ça a du sens pour une région qui porte la Troisième révolution industrielle !"

Les personnalités politiques ont salué la réussite de l'entreprise et se sont entendues sur l'importance du travail en commun pour faciliter les choses. OVH a en effet bénéficié de l'implication de l'établissement public foncier, de la métropole et de la ville de Roubaix, notamment pour la mise à disposition des terrains et leur dépollution. Le président de Région a ainsi insisté sur le fait que "travailler en mode projet, c'est possible, plus efficace et permet de préserver les emplois d'aujourd'hui et de demain."


Chiffres clés

  • 1 million de clients dans le monde
  • 1 200 employés
  • 18 millions d'applications hébergées
  • 17 datacentres
  • 17 : le nombre de pays dans lesquels OVH est implanté
  • 1 milliard d'euros d'investissements prévus dans les 5 ans

Grande école du numérique : 18 formations labellisées

La Grande école du numérique fera bientôt sa rentrée des classes en Nord Pas de Calais ? Picardie. A la suite de l'appel à projets national lancé le 17 septembre 2015, 171 formations ont été labellisées dans tout l'Hexagone. Dont 18 dans la nouvelle grande région.

"Permettre en priorité à des jeunes, des personnes sans diplôme ou à la recherche d'un emploi de se former aux nouvelles technologies et de trouver un emploi" (source : Ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique). Voilà l'ambition de l'appel à projets "Grande école du numérique" lancé en septembre 2015.

L'idée : sensibiliser des jeunes en situation de décrochage scolaire et leur dispenser des enseignements sur mesure pour les remettre dans le chemin du succès professionnel. Car, si le numérique bouleverse les habitudes des Français, jusque dans les salles de classe, ce secteur en pleine expansion manque cruellement de talents.

"Les entreprises ont énormément de mal à trouver et à recruter des techniciens réseaux, des développeurs, des administrateurs système?. Aujourd'hui, ce marché fait face à un manque réel de compétences, que n'arrivent pas à combler les cursus "classiques" universitaires", explique Fabrice Galloo, directeur général du Pôle numérique régional situé à Marcq-en-Bar?ul (59).

Insertion professionnelle assurée

"Prenez le "community manager" : c'est un métier devenu incontournable pour une entreprise qui veut dynamiser un réseau et mettre en avant ses compétences sur les réseaux sociaux, continue Fabrice Galloo. Les établissements d'enseignement supérieur ne proposent pourtant pas de formations adéquates, directement adaptées aux réalités du terrain et des demandes des employeurs."

C'est toute l'ambition de la Grande école du numérique : proposer des formations courtes et qualifiantes aux métiers du numérique et permettre, dès 2016, à un large public de se former et de s'insérer durablement dans le monde du travail.

En septembre 2015, le Pôle régional numérique a donc répondu à l'appel à projets. Bien lui en a pris : six formations, allant du développeur test logiciel à l'administrateur JAVA, ont été labellisées. "Même si un certain niveau technique est requis pour suivre nos formations, aucun diplôme n'est formellement exigé pour suivre un cycle court de quatre mois, conclut Fabrice Galloo. Le concept, mis en place en lien très étroit avec les entreprises du secteur numérique et les organismes d'insertion professionnelle, fonctionne : 93% des personnes passées par notre structure ont décroché un emploi durable à l'issue de leur formation."


Ovinpiades 2016 : qui sera le meilleur berger de France ?

Préparés par leur coach comme des sportifs de haut niveau, deux jeunes du Lycée agricole de Thiérache vont représenter la région en finale nationale des Ovinpiades 2016, au Salon international de l'agriculture. Objectif : décrocher le titre de meilleur berger de France.

La région Nord Pas de Calais - Picardie en force au Ovinpiades 2016 ! Gauthier Maes et Thomas Fortin, en BTS à Fontaine-lès-Vervins (Aisne) au Lycée agricole de Thiérache, vont en effet défendre les couleurs et le savoir-faire de la région dans ce concours qui récompensera "le meilleur berger de France" samedi 27 février au Salon international de l'agriculture.

Un challenge de taille pour ces deux "mordus de moutons", comme les appelle leur formateur et coach Bruno Demeestere, "dans une région qui n'est pas traditionnellement axée sur l'élevage ovin".

Trois minutes chrono pour manipuler et faire asseoir une brebis

Préparés comme des compétiteurs de haut niveau, ils seront jugés sur 7 épreuves, dont la plus redoutée consiste, en 3 minutes chrono, à utiliser les bons gestes pour attraper une brebis, la faire marcher sur un parcours balisé, l'asseoir dans une zone définie, la retourner, et la palper pour évaluer son état de santé et préciser ses mensurations !

Tous deux dans la même classe, Gauthier et Thomas consacrent quasiment tout leur temps libre à l'entraînement dans les locaux de leur établissement après les cours, chaque mercredi soir et chaque jour durant les vacances.

"Au départ, je me suis inscrit aux Ovinpiades pour approfondir mes connaissances et ma passion des moutons" explique le jeune Gauthier Maes. "Mais rapidement, avec mon ami Thomas, nous nous sommes pris au jeu de la compétition, avec la volonté d'aller le plus haut possible. Se préparer à deux est une chance, on s'entraide et on se motive. Mais le jour de la finale, ce sera individuel?"

Une expérience valorisée sur le CV

"C'est sûr que pour la finale à Paris, il va y avoir du niveau !" explique de son côté Thomas qui lui ne vient pas du monde agricole, mais a choisi "pour la passion de travailler sur le vivant" de consacrer sa future vie professionnelle à l'élevage.

Les difficultés du secteur ? "Je n'y pense pas. Et la filière ovine est celle qui s'en sort le mieux. En participant aux Ovinpiades, j'espère acquérir non seulement de l'expérience, mais aussi une bonne valorisation pour mon CV avant de chercher du travail au mois de juin" dit-il.

Pour Bruno Demeestere, ces Ovinpiades organisées par la Chambre d'agriculture et soutenues par la Région représentent une excellente vitrine pour la filière ovine. "Notre région est plutôt de tradition bovine, l'élevage du mouton étant surtout une activité saisonnière d'hiver sur les terres de cultures, notamment en Thiérache. Aujourd'hui les choses évoluent et chacun voit dans le mouton des opportunités nouvelles, à la fois en termes de rentabilité et de qualité."

Il est vrai que par rapport à d'autres races animales, le mouton bénéficie d'un fort maintien des prix, d'une politique agricole commune favorable et d'une demande largement supérieure à l'offre.

En outre, d'ici les 15 prochaines années, plus de 60 % des éleveurs de brebis allaitantes et 40 % de brebis laitières partiront à la retraite, et ce sont plus de 10 000 éleveurs que la filière ovine devra installer dans la décennie qui vient.

Mes livres : « Picardie », « Amiens et le pays de Somme »
Apprendre la photo - Hortillonnages d'Amiens